RECONCILIER LA FRANCE AVEC ELLE-MEME ET AVEC LE MONDE

Je me présente devant les Français, avec l’humilité d’une citoyenne française qui a conscience de prétendre à une fonction exceptionnelle.

L’élection française de 2017 ne ressemblera à aucune autre.

La France est en passe de basculer. Le système politique est arrivé au bout de lui-même. La fin d’une époque.

Mon objectif est double : être la candidate anti-Le Pen pour empêcher à la France l’humiliation d’une victoire de l’extrême droite et avec l’ambition de faire monter dans les assemblées territoriales et nationales de nouveaux talents pour incarner une autre conception de l’engagement politique, moins carriériste et davantage tournée vers l’intérêt national.

Il n’est plus temps d’être frondeur. Je veux être fondatrice.

 

DEUX FEMMES FACE AUX FRANÇAIS

Je ne me reconnais qu’un adversaire : la présidente du Front national.

Nous serons les deux femmes de cette élection.

Je conjure les Français de faire le bon choix : la première femme présidente de la République ne peut être issue de cette monarchie héréditaire qu’est le Front national.

La première femme présidente de la République doit lui ressembler : une petite fille de tirailleur mort pour la France, une enfant symbole d’une France de l’ascenseur social, une militante des droits de l’Homme au nom de la grandeur d’un pays dont je refuse la banalisation.

A la division et à la violence institutionnelle qu’incarne l’extrême-droite, je demande aux Français de me faire confiance pour incarner l’ouverture, le rassemblement, la réconciliation avec nous-mêmes et avec le monde.

J’ai choisi de déclarer ma candidature à la présidence de la République française un 21 avril en référence à l’année 1944 quand les femmes de France ont eu le droit de vote et celui d’être élues ainsi qu’au « séisme » de l’année 2002 dont les répliques perdurent depuis 15 ans pour proposer aux Français un nouveau choix, et non un vote par défaut.

Je veux sortir la France de cette prise d’otage de notre démocratie qu’est devenu le front républicain.

 

LA VOIE DE L’INDEPENDANCE

J’ai la conviction que ceux qui sont à l’origine des problèmes de la France ne peuvent pas faire partie de la solution. Ils sont pour la plupart responsables de n’avoir rien fait par manque de courage.

Ce système, j’ai eu la prétention extraordinaire de le changer de l’intérieur. Oui, ce fut prétentieux. Cette aristocratie d’Etat est impossible à changer car elle a fait de la politique son gagne-pain. Elle s’y accrochera coûte que coûte.

Le changement ne viendra que de l’extérieur. De vous.

Je n’appartiens désormais à aucun parti. Je ne vis pas de la politique. Je n’ai participé à aucune primaire. Je ne suis tenue ni par un mandat ni par un lobby.

Libre, je suis.

Alors que les grands médias ont décidé de nous imposer « leurs » candidats, j’ai fait le choix d’une campagne de terrain. La position de l’outsider, plutôt que du favori. L’authenticité au marketing et aux mises en scène.

80.000 kilomètres parcourus à travers les campagnes françaises, symboles de la France des oubliés, m’ont convaincue, s’il le fallait, que le recours, c’est vous ! La France des solutions se trouve là, dans cette France combattante, qui chaque jour réalise des miracles avec des bouts de ficelle. Les solutions ne sont ni en Corée ni en Finlande que nos hommes politiques prennent en exemple pour nous donner des complexes, elles sont en France, chez nous.

Pour cette France-là, clairement innovante, je veux bâtir une société de la reconnaissance.

 

Mon combat sera donc collectif.

J’ai fondé « La France qui ose », une coopérative de plusieurs mouvements politiques et citoyens de droite et de gauche, convaincus qu’une révolution, pour être démocratique, doit s’incarner à la base, sur le terrain, depuis les territoires, par la société civile.

Indépendante, je le resterai. Car, le changement requiert de la constance. Avec mes compagnons, nous présenterons aux élections législatives 577 candidats indépendants.

« Nous partîmes à cinq-cents et par un prompt renfort…. ». Soyez ce prompt renfort….

J’en appelle à la mobilisation de la France des oubliés, des sacrifiés de la démocratie, des invisibles de la République, de ceux qui sont écartés des décisions, de ceux qui n’ont hérité de rien, à qui je propose de renouer avec l’ascenseur social qui a permis à tant d’enfants, par le passé, de briser les plafonds de verre que la naissance impose et de faire appel de leur condition. Ce que la République a fait pour moi, je le souhaite pour nos enfants. L’école sera donc ma priorité.

Au nom de la génération qui vient.

 

ENFIN LA FRANCE

Elle n’est jamais meilleure que lorsqu’elle est dos au mur.

Dans un monde qui change dangereusement, nous ne sommes pas condamnés à devenir une puissance molle, une puissance intermédiaire, ou une puissance secondaire. Nous ne sommes pas n’importe quel pays.

 

Le moment est venu pour la France de reprendre son leadership moral sur le monde !

Face à l’axe Poutine-Trump, elle est rappelée à ses devoirs.

A condition de cesser de faire les guerres de l’Amérique et d’opposer à la mondialisation financière sous pavillon américain, le modèle de l’universel, des droits de l’homme, des libertés, de la démocratie, du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, de la culture, de la francophonie, de la transition écologique.

Après dix ans d’engagement public, je veux proposer à la France, à travers l’expérience merveilleuse que j’ai d’elle, de renouer avec la force émancipatrice de son projet républicain et de redire au monde qu’elle aussi peut surmonter ses fractures identitaires et incarner à nouveau cet universel qui lui a valu tant de fois l’admiration des peuples étrangers.

Avec la volonté de m’en remettre au seul recours que je connaisse dans un pays aussi exceptionnel que le nôtre : le peuple français.

 

Françaises, Français, au moment du choix, faites le bon ! Une nouvelle espérance est possible.

Rama Yade